Petite Céline
12/03/2010 14:41 par lyneth
Toi qui vient de subir une opération délicate à l'oeil, tu es venue en cours ce matin, malgré tout avec ton oeil au beure noir. Tu avais juste l'air d'une ballafrée borgne, mais j'étais tellement contente que tu sois là.
Comment dire, tu es la seule personne avec qui je peux parler des heures de tout, de rien, de boulot sans jamais s'en lasser. Tu es d'ailleurs la seule à qui je me sens de parler à fond de mon travail hormis mon chéri. Et tu m'as dit que c'était d'ailleurs réciproque. Entre chercheuse on se comprend et on se confie à toute allure.
Tu es la seule envers qui je n'ai aucune méfiance et en qui j'ai énormément confiance. Parce que tu n'es pas dans l'optique de cette concurrence stupide qui commence depuis quelques semaines. Alors qu'on est seulement 6 dans cette promotion de Master.
Encore hier, plus de 1h30 au téléphone à se parler de nos problèmes de vue, de cette concurence, de toutes les critiques et de ces mauvaises notes que l'on se prend dans la figure, pendant que d'autres ne viennent jamais en cours, nous demande de les leur filer, sans nous remercier un minimum quand il se tape des super notes alors qu'on a le même contenu et qu'on trime.
La mentalité de cette année devient de plus en plus abjecte.
Alors Céline, super copine, toi qui devient au fil des semaines une véritable amie sur qui je peux compter à toute heure, je te remercie du plus profond de mon être d'exister dans cette promo, d'avoir tout ces points communs qui nous relient et qui font qu'on délire souvent ensemble, d'être tout simplement toi, brillante, pleine de vie et surtout droite dans tes idées et ta morale.
Je me sens tellement moins seule ! Mais tellement moins seule !!! Tu es un soulagement à toi toute seule. On se ressemble énormément sur certains points et on peut largement compatir l'une pour l'autre, limite s'énerver l'une pour l'autre. Je crois que tu es faite pour faiire partir de ma vie pour un très très long moment !
Ooooh, c'est fou ce que ça peut mettre de bonne humeur de t'entendre toi et Mélissa au téléphone. Tu décroche et par moment ta fille prend le téléphone pour me parler à moi, elle devait savoir que c'était Tata nana. Je l'entendais faire ses gazouillis, son petit babillage. C'est qu'elle devait m'en dire des choses... Mdr !
On n'a pas trop le temps de se parler en ce moment au téléphone mais tu as toujours des photos de vous à m'envoyer. Comme pour me montrer que vous êtes toujours là pour me redonner le sourire quand ça ne va pas si fort que ça. Et le mieux c'est que l'on s'appelle toujours au bon moment l'une pour l'autre. De toute façon, je sais qui je peux appeler quand ça ne va pas, tu connais déjà tant de mes secrets, comme je connais les tiens.
Tu me manques. Tu me dis souvent que tu aurais aimé que je vive près de toi à Paris. Mais moi si tu savais combien de fois j'aurais aimé que tu sois à nouveau à St jory. Tu me prononce timidement des "je t'aime" en ce moment. Te connaissant, ça n'est pas rien. On avait plutôt l'habitude de s'appeler "Salope" ou "Connasse" en riant. Et c'est ce qu'on fait toujours, et ça me manque.
Tu me manque.
J'ai tellement de choses à te dire depuis que tu es partie.
Je t'adore ma chérie. Je tiens vraiment à toi.
Mardi 9 mars, Mercredi 10 mars
Pendant que l'on savoure notre bonheur à deux, notre vie de couple réussie,
Tu en profites pour me faire une déclaration avec un petit cadeau en main.
Je n'ai jamais autant ralé de recevoir un cadeau parce que par le passé j'ai souvent été acheté ainsi.
Notre amour n'est pas basé là dessus, mais la façon dont tu me gattes me fait tellement plaisir !
Je n'ai jamais vraiment eu droit à un tel traitement de la part d'un homme.
Mes amies le savent, que je t'appelle monsieur parfait, parce que tu es tellement parfait pour moi.
Cette soirée en amoureux, cette nuit et ce réveil dans tes bras me le confirme encore.
Tu es juste fait pour moi mon amour, fait sur mesure.
L'homme que j'attendais c'était toi, et j'ai toujours su dans tes bras que l'âme soeur existait vraiment.
Samedi 6 Mars:
La journée commence par un cours d'anglais bien sympathique car un amphi de 800 places nous était réservé, à notre petite promo de 6 étudiant ... Ce matin là, seulement 4 d'entre nous étions là sans compter notre professeur d'anglais qui est une petite bonne femme très dynamique !
L'après midi se passe dans la famille à mon chéri. Je rencontre pour la première fois le plus gros morceau de sa famille, du côté maternel.
Un soleil magnifique. Un goûté exquis. Des discussions très sympathiques. Des retrouvailles familiales dans l'air, surtout pour mon chéri.
La soirée en amoureux. Moi malade à en vomir. Mais j'ai fini par tenir la route malgré tout.
Il y a des journées, des weekends comme ça que l'on voit se terminer alors que l'on en n'a pas envie. Moi je n'avais pas envie que tout s'arrête pour passer à un nouveau jour. Pourtant chaque jour est toujours plus beau à ses côtés.
(une photo de mon Beau-frère et du petit dernier de la famille puis une autre de notre matinée en cours d'anglais)
Jeudi 4 Mars :
Cinéma entre fifilles, entre poupines.
Ont été présentes : Naudey, Agathe, Sandra, Audrey , Laurence, Célinette et moi même.
Nous sommes allées voir la comédie musicale Nine avec un casting de feu. Nous avons fini la soirée au Macdo, à bien manger tout en se racontant les derniers potins. Cela faisait tellement longtemps que l'on n'avait pas pu se voir !
Ce que j'aime avec vous c'est que je ne me sens pas en décalage comparé à d'autres personnes. Je me sens moi-même, je me sens à ma place parmi vous et dans ce rôle de maman qui veut toujours prendre soin de vous. Ce qui me fait d'autant plus plaisir c'est qu'après toutes ces années nous n'avons pas changées les unes envers les autres, malgré toutes les histoires débiles qu'il y a pu avoir à cause de certaines...
Je vous aime mes chéries. Vous le savez mais je tiens à vous et à votre présence. J'en ai besoin en ce moment.
Sur la photo ma Naudey et ma poule Audrey (drédré)
Mes pensées se tournent vers Blandine, vers Naudey, vers Agathe, vers Perrine, vers Sandra, vers Aurélie, vers mes poupines de fac et de lycée, vers Louloute et tant d'autres amies.
Si je pense à elles aujourd'hui, c'est que je pense que j'ai de la chance de les avoir dans ma vie. J'avais fait une demande d'ami il y a quelques temps à une vielle amie du collège, qui me manque parfois. Une amie qui m'était précieuse et avec qui j'avais tout partagé. Pourtant cette amie ne veux plus me voir. Même pas sur facebook. Je ne pense pas avoir fait grand chose de mal pour ça. En fait je ne sais vraiment pas ce que j'ai fait. Mais tant pis.
C'est étrange. C'est fou comme parfois l'espoir est tellement grand que l'on fini par tomber dedans et d'un peu trop haut. Au moins j'aurais essayé de recréer un lien sympathique.
Si à cela j'ajoute la perte de mon boulot d'étudiante, les travaux de la résidence de mon homme qui nous pompent l'air et le temps pourri qu'il fait en ce moment, Alors oui, j'ai tout pour être triste.
Pourtant je ne le suis pas. Je garde le sourire, parce que l'espoir que j'ai eu et que j'ai toujours en moi fait de moi ce que je suis.
Au moins ma vie est équilibrée, avec un homme en or et des amies qui ne me font pas défaut. C'est déjà tellement important pour moi !
Dimanche 28 février
Après un samedi soir remarquable
Un dimanche matin sous le signe de la douceur.
Une petite photo de nous au réveil, un réveil bonheur.
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La journée de rêve que nous avons passé, juste toi et moi :
Un bon film durant le repas, Se poser ensuite dans ta bras, sous la couette de notre canapé.
Faire un brin de ménage en amoureux parce que tu m'aides comme jamais un homme ne l'avait fait.
Une promenade en amoureux, dans le superbe grand parc de Blagnac sous un soleil magnifique, main dans la main.
Un début de soirée au calme, moi au bricolage et toi à la cuisine.
Un bon repas préparé par toi avec tout ton amour.
Une soirée exquise en intimité et une nuit dans tes bras avec tant de tendresse...
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Pour moi, c'était un dimanche parfait, romantique et si reposant...
Je passerais bien tous les dimanches de ma vie à tes côtés.
<3
Puisque mon travail de chercheuse en psychologie me prend tout mon temps, sans compter ma vie de couple et mes amis, je n'ai plus le temps d'écrire des romans comme avant.
En revanche la musique m'inspire de nombreuses fois et l'inspiration que j'en tire, je la note sur un petit carnet noir, posé sur mon bureau et qui ne demande qu'à être ouvert.
Sur chaque page est reflétée une de mes idées.
J'ai 9 idées de romans qui attendent sagement l'été pour être développées mais dont les détails m'apparaissent au fur et à mesure.
Je n'aurai pas la prétention de dire que je vais tous les écrire tout de suite, mais au moins ces idées dorment quelque part en attendant que je prenne soin de ces pages manuscrites.
Peut-être n'aurais je pas le temps durant ces belles années, mais la force de l'âge me permettra peut-être d'écrire ces idées qui auront murit avec le temps et qui seront encore plus belles que je ne les vois maintenant.
Mon projet actuel est d'écrire mon livre de psychologie du développement, c'est à dire de la naissance de l'homme jusqu'à sa mort. Ce projet là me passionne et me permettrait de progresser dans mon domaine et de me faire un nom.
Il est également question à la fin de l'année de rédiger des articles sur mon travail afin de les publier dans des journaux scientifiques.
Mais je n'oublie pas les aventures que je souhaite faire vivre à mes différents personnages comme j'ai pu le faire pour Cassandra et Damien, les héros de mon tout premier travail "presque" accompli.
Mes personnages sont une part de moi. Par manque de temps je les délaisse et pourtant je les aime trop.
Je suis un peu comme la maman de chacun d'entre eux, et je leur prêterai un jour une attention toute particulière.
Heureusement qu'il existe mon carnet.
Il était une fois, une jeune fille qui au fond d'elle-même se sentait seule. Cette jeune fille avait beau être populaire, sollicitée des tas de fois pour des tas de raisons différentes, elle avait de plus en plus de mal à faire semblant que tout allait bien. La jeune fille était toujours la meilleure amie des autres, toujours en cas de problème, mais elle ne sentait plus cette réciprocité chez ces amis. Elle aurait voulu avoir une meilleure amie, une soeur, une soeur de coeur, qui serait là pour elle, qui serait sa "meilleure", sa confidente, son amie la plus intime, juste pour se sentir enfin écoutée et pouvoir vider son sac, juste pour avoir à nouveau le sentiment de partager quelque chose et non pas avoir ce sentiment de se donner corps et âme à tout le monde et cela sans cesse, pour ne rien percevoir en retour.
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Un jour, elle rencontra Charlotte. Carlota de son surnom. La jeune fille l'aimait par dessus tout comme une soeur, comme sa meilleure. Juste parce qu'elle était simple et qu'elle lui donnait la réciprocité dont elle avait besoin. Mais cette amitié ne dura qu'un temps, le temps du lycée, les meilleures années de sa vie passée à ses côtés ainsi qu'à celui de ce groupe d'amies soudées qu'elles avaient formé. La jeune fille perdit une soeur de coeur, une petite soeur qu'elle n'a jamais pu oublier. Car quelques années après, étant sans nouvelles d'elle, elle lui écrivit une lettre, pour lui dire combien elle lui manquait, pour lui dire combien elle l'aimait comme la petite soeur qu'elle n'avait jamais eu. Cette petite soeur était en elle-même un petit bonheur. Après s'être retrouvées, le temps a à nouveau passé, mais les nouvelles ne manquent vraiment jamais. Pourtant la jeune fille avait perdu ce qu'elle aimait tant chez Charlotte, une affection, une solidarité et une amitié inconditionnelle.
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Quelques années plus tard, la jeune fille se sentit à nouveau seule. Celle-ci se mit à bloguer. Enfermée dans sa maison et terriblement déprimée, elle s'était pris d'amitié pour une blogueuse beaucoup plus âgée qu'elle et qui la considérait comme sa petite soeur. La jeune fille s'en retrouva surprise car elle s'était mise à penser que jamais plus elle n'aurait de soeur de coeur. Elle s'était mise à penser que jamais plus elle ne retrouverait ce qu'elle avait ressenti auprès de Charlotte. Et pourtant entre Céline et la jeune fille il y avait eu comme un coup de foudre. Mais ce coup de foudre, comme au sens figuré, n'a pas duré longtemps, car il avait caché beaucoup de souffrance. La jeune fille se sépara de Céline, en chemin, en se demandant parfois ce que leurs vies auraient pu être si celle-ci n'avait pas brusquement changé d'attitude.
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Dans cette lancée, une autre amie blogueuse avait souffert du changement d'attitude de Céline. Cette dernière s'appelait Isa. La jeune fille qui avait à de nombreuses reprise bien discuté avec elle, devenait de plus en plus proche d'Isa car, ces deux jeunes femmes éprouvaient la même peine. Solidaires entre elles, elles ne se sont pas lâchées d'une semelle, à tel point qu'elles en sont devenues soeurs de coeur naturellement, de façon très réciproque et très affectueuse, comme la jeune fille avec Charlotte. Mais cette fois là c'était beaucoup plus que cela. Il s'agissait d'une relation de femme à femme, d'égalle à égalle, avec un nombre immense de points communs entre elles, qui les rendaient un peu plus sûres à chaque fois que leur destinée était de se rencontrer et d'être ensemble. Mais là aussi, il n'eut pas que des moments de bonheur réciproques. La distance, l'étouffement, des obstacles en tout genre, ont fait que la jeune fille a dû une dernière fois se séparer de celle qui se prétait à combler le vide de son coeur.
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La jeune fille reste aujourd'hui persuadée qu'elle n'est plus faite pour avoir une soeur de coeur. Puisque toutes celle que son coeur lui a désigné ont fini par disparaître peu à peu.
Mais cette jeune fille a compris que quelle que soit la forme d'affection qu'elle pouvait recevoir de chacun de ses amis, elle devait la prendre et leur rendre la pareille. Parce que chaque amitié, même infime, est précieuse et nous rend un peu plus humain et compréhensif.
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Je t'aime parce qu'avec toi
Tout n'est que Bonheur
Tout n'est que Douceur
Tout n'est que Tendresse
Tout n'est que Caresse
Je t'aime parce qu'avec toi
Tout n'est que tranquillité
Tout n'est que sérénité
Tout n'est que plaisir
Et que tout est à venir
Oh je t'aime, en partie pour tout ça.
Pour toutes ces choses que tu es et que tu m'appportes